| Les recherches s’inscrivent dans l’approche de la psychologie cognitive culturelle comparative, qui considère que la cognition humaine se construit dans le temps phylogénétique en interaction constante avec les processus historico-culturels. Les représentations et les connaissances sont élaborées par le groupe et l’enfant les intègre progressivement. Les connaissances accumulées au cours de l’histoire permettent de mettre en place des processus cognitifs « supérieurs », propres à l’être humain, que l’enfant met en place au cours de son développement. Les travaux portent sur le développement et le fonctionnement cognitifs dans différents contextes culturels (Mexique (Indiens Totonaques) ; Canada (Inuit) ; Hongrie (populations paysannes, enfants) ; Argentine (populations suives de la Pampa) ; Indonésie (travail exploratoire chez les Baudis, Javas) ; France (enfants et adolescents de Paris et de la région parisienne)) et en plusieurs langues (langues indo-européennes, finno-ougrienne, amérindienne). Elles concernent les processus cognitifs tels que la catégorisation, la classification, la conceptualisation, le raisonnement, la théorisation et les stratégies de résolution du problème. Les domaines de connaissances relèvent du monde physique, comme la cosmogonie, cosmologie, climat, temps, espace, monde végétal, pollution atmosphérique. L’étude de ces domaines a permis d’identifier le rôle du contexte culturel dans la construction des représentations et des connaissances. |
| Etudes comparatives interculturelles : Catégorisation, conceptualisation, raisonnement, théories naïves, résolution de problème |